LES VERGERS DU FUUTA, vers un dernier round
Bonjour à toutes et tous.
Après la première tranche réalisée il y a un an sur Doumga Rindiaw, le projet se décline aujourd’hui sur le village d’Agnam Lidoubé dans un contexte particulier. Contrairement aux habitudes, le périmètre nouveau se développe loin du village, en pleine zone de Waalo (les alluvions du fleuve Sénégal). Cela présente quelques avantages : une proximité du fleuve, situé à deux kilomètres, donc une ressource en eau abondante et renouvelable, mais aussi beaucoup d’inconvénients à gérer, dont le principal est d’assurer des conditions de vie acceptables pour les familles qui décident de cette réappropriation du territoire. L’accompagnement social est en cours avec les autorités du village, déclenché par le premier marqueur : la réalisation d’un forage très productif, qui promet un débit d’exploitation que nous n’avions encore jamais connu : 20 m3/heure. Nous maintenons donc notre perspective d’irriguer deux hectares de nouveau verger, en l’associant à des productions à retour rapide d’investissement, à savoir des productions céréalières et fourragères aptes à sédentariser un atelier d’élevage ovin, ainsi qu’un atelier de poulets de chair à retour rapide. Les enjeux sont importants et la partie n’est pas gagnée. Ce projet bénéficie cependant d’un environnement structurel inédit. Reconnu par l’association France Volontaires (émanant du MEAE) comme un « maillon » de la lutte contre la désertification et un appoint à la « Grande muraille verte », il bénéficie d’un encadrement par des volontaires sénégalais, en cours de déploiement au village.
Il se structure également en synergie complète avec les camarades d’AGIR, Essonne d’abord, puis National, puis complémentarité avec le projet d’AGIR Bretagne qui vise la mise en culture non irriguée de 300 hectares de terres. Les deux hectares des vergers du Fuuta ne devraient être que le noyau originel et le laboratoire d’un projet plus vaste.
A bientôt, avec toute ma sympathie.
Patrick MOULINIER