Appel aux Donateurs 2025
Cachan, Décembre 2025
Des vergers du Fuuta au Bocage sahélien...
Chères lectrices, chers lecteurs,
Changement d’échelle en perspective pour le CERADS ? Notre activité de fin d’été a été consacrée à la réponse à un appel d’offres international porté par le Ministère sénégalais de l’Environnement et financé par la Coopération allemande, la GIZ. Il nous a été soumis par un Ingénieur sénégalais attentif à nos actions à Maka Diama (bâtiment bioclimatique, valorisation du Typha). Des relations de confiance mutuelle se sont ainsi établies sur ces objets de développement. L’objet de cet appel à projet concerne les mesures d’atténuation du réchauffement climatique. Forts d’une expérience réussie depuis 2018 dans la constitution de vergers en zone aride du Fuuta , nous avons fait glisser le concept des vergers vers celui de la création d’un bocage, consistant à entourer les quatre vergers en place de haies arbustives à double rideau : renforcement dans les sections Nord et Est exposées aux vents sahariens par un rideau de haute tige, valeur économique dans le choix des espèces végétales (fruit comme le jujube, valeur en pharmacopée comme le Moringa). D’ores et déjà les populations locales se sont appropriées ce concept, sensibles au complément économique potentiel. Réponse dans les semaines à venir.
Dans la foulée, dans le courant de l’automne, nous avons été sollicités par un autre projet, émanant d’AGIR, mais impliquant la structure CERADS au Sénégal. En gros, il s’agit d’être point d’appui pour un Syndicat départemental des Eaux d’Aquitaine qui souhaite s’installer durablement comme acteur de la Coopération décentralisée. Nous avons choisi un prisme particulier, celui du traitement non collectif des eaux résiduaires, parce que c’est encore l’angle mort de la politique de l’eau au Sénégal et rares sont les ONG qui disposent des profils techniques adéquats. Qui vivra verra...
Nous pourrions décrocher deux, un, ou zéro de ces appels à projet. Dans tous les cas, cela ne changera rien à nos engagements auprès des populations.
D'ailleurs, faisant suite à la formation faite en juin 2025 concernant la transformation fruitière(confitures, sirops, fruits séchés), nous programmerons en 2026 une session de formation à la fabrication de savon (cette fois, au Moringa et non au Mbeurbeuf) pour les femmes de Doumga.
Vos dons nous sont indispensables pour accompagner nos projets , un minimum de 10 % d’autofinancement étant la règle générale.
A ceux d’entre vous qui ont anticipé cet appel un peu tardif, et à ceux qui les rejoindrons, un grand merci pour votre confiance.
En toute amitié,